Discours de rentrée politique à Fréjus

Discours

Discours de rentrée politique à Fréjus

Mes chers amis,
Nous sommes à un moment clef de notre histoire nationale.

La France est un acte de civilisation.
Et cet acte d’amour et de civilisation est menacé de disparaître.

Je l’ai maintes fois répété.
Mais, nous en sommes ici tous conscients aujourd’hui, nous arrivons à un carrefour dont une voie conduit à l’abime et l’autre au sommet.

Deux dates, les 10 et 24 avril, scelleront le sort de notre pays, que dis-je le sort, le destin de cette magnifique et puissante aventure humaine et qui s’appelle la France.
C’est un choix qui est plus qu’important, il est crucial, c’est-à-dire définitif mais aussi au sens littéral du terme « en forme de croix », puisque nous serons à la croisée des chemins.

Il n’y aura que deux alternatives, soit la dilution de la France par déconstruction et submersion, soit le sursaut salutaire qui fera entrer la France dans le troisième millénaire autour de l’idée de nation.

Vous le constatez : ils sont en train de tout accepter, de tout démanteler, de tout liquider au point que les Français constatent que des pans entiers de l’édifice national se lézardent, se fracturent, s’effondrent.

L’héritage de nos aïeux est bradé comme les richesses de nos terres, ou les trésors que renferment la créativité et l’énergie de notre peuple.

Au fil des jours, le pays semble échapper à tout contrôle.

Nous le savons, « l’histoire est tragique ».
Elle l’est pour les individus, comme pour les peuples qui, par fatigue, par désillusion, par culpabilisation ont cessé de vouloir vivre.

En 2022, cette élection présidentielle, ce ne sera pas seulement un choix de société, comme ont pu être de précédents scrutins, ce sera un choix de civilisation, un choix de vie et d’avenir pour nos enfants, un choix de sécurité et de puissance pour notre pays, un choix de liberté et d’indépendance.
En avril 2022, ce sera davantage qu’un vote, un choix historique.

Vous percevez mes amis, la responsabilité éminente de notre génération de Français, Français de tous âges, de toutes conditions, de toutes religions, de toutes origines.

Comme dans les moments de doutes qu’a pu traverser le pays au cours de son histoire, et particulièrement en ce moment où les voyants d’alerte s’allument les uns derrière les autres, les filles et fils de France sont appelés à se lever pour engager le redressement du pays.

Il n’y aura pas d’autres défenseurs de notre chère patrie que vous,
il n’y aura pas de reconquête de la souveraineté française sans vous,
il n’y aura pas de meilleur garant de votre sécurité qu’une nation restaurée dans ses fondements et ses aspirations collectives, qu’une nation unie et décidée, qu’une nation protectrice pour ses enfants, qu’une nation qui sait qu’elle a tant à apporter au monde.

Nul mieux que vous, ici présents, partisans de la cause nationale, chers élus et militants du Rassemblement National de toute la France et plus largement tous les patriotes français qui m’écoutez, vous qui avez ramassé le drapeau tricolore quand des dirigeants indigents l’avaient volontairement laissé choir dans le caniveau, vous savez que c’est d’abord à vous qu’il appartient de rendre possible ce rendez-vous avec la France et, je le crois, avec l’histoire.

Il est des batailles qu’on n’a pas le droit de perdre. Amis nationaux, l’élection présidentielle de 2022 est de celle-là.

Et parce que nous n’avons pas droit de la perdre, nous allons la gagner.

Cette échéance fondatrice, nous nous y préparons avec l’humilité que requiert les grandes causes qui dépassent nos propres personnes, avec le sérieux qu’exige la charge qui nous incombera mais aussi, que personne ne s’y trompe, avec la détermination que nous enjoint notre passion pour la France et pour l’avenir.

Et puisqu’il nous revient d’appeler nos compatriotes à la mobilisation en nous appuyant sur les valeurs qui nous sont essentielles, je voudrais le faire en citant ces paroles à la fois combatives et poétiques de la Marseillaise, qui est pour nous notre hymne national et pour le monde entier un chant d’émancipation :
« Liberté ! Liberté chérie
Combat avec tes défenseurs »

La France est, par ses racines chrétiennes, par les lumières qui en sont le prolongement, la fille de la liberté, celle qui reconnaît l’individu libre, l’expression par le vote individuel, le consentement au mariage ou la libération des esclaves.

C’est elle qui a transmis à l’Europe et au monde ce goût pour la liberté, des soldats de l’an II à ceux de 14, de La Fayette aux héros de Bir Hakeim, de la Liberté de Delacroix guidant le peuple à l’imposante statue qui se dresse fièrement à l’entrée du port de New-York.

La liberté, pilier fondamental de la France, est en cela la première des valeurs de notre civilisation.

Le pendant de la liberté dans une société ordonnée, c’est la responsabilité.

La liberté n’est pas la licence ou l’anarchie, elle n’est pas la liberté du renard dans le poulailler ; elle n’est pas la liberté du plus fort d’imposer sa loi au plus faible ; elle n’est ni le laisser-aller, ni le laisser-faire et encore moins le laisser-passer.

C’est pourquoi Lacordaire pouvait dire « qu’entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. »

Il n’y a pas de liberté sans Etat. La première condition de la liberté, c’est un juge de paix qui s’appelle l’Etat, qui s’appelle la loi.

Cette liberté dont nous avons choisi de graver les lettres sacrées aux frontons de nos édifices publics, n’est jamais une évidence.
Elle est un combat permanent, de tous les jours, de tous les instants, de toutes les époques.

Combien de Français ont versé leur sang, sur les champs de bataille, dans les tranchées ou sur les barricades pour que nous puissions en jouir aujourd’hui.

Pour avoir cru que la liberté était un bien naturel, évident, inébranlable, beaucoup ne s’en sont plus souciés.

Pourtant pour peu qu’on baisse l’attention, il se trouve toujours quelqu’un, quelques féodalités, quelques pouvoirs, quelques volontés autoritaires pour y attenter ; et avouons-le, nous sentons qu’elle est aujourd’hui menacée :
lorsque la censure plane,
lorsque ne s’exprime plus que les votes de clientèle,
lorsque des grands-parents sont privés du droit de voir leurs enfants et petits-enfants ou des enfants d’accompagner leur parents dans leurs derniers instants ;
lorsque des patients sont refusés à l’entrée des hôpitaux faute de vaccination ;
lorsque des vaccinations sont effectuées sur des ados malgré l’opposition des parents.

Si samedi après samedi, des centaines de milliers de personnes scandent le mot « liberté », c’est qu’il existe un malaise qu’il faut entendre.

Ces grandes manifestations qui animent nos rues depuis la réforme des retraites ou des Gilets jaunes méritent mieux que la condescendance du pouvoir, les invectives gouvernementales ou la diffamation d’Etat.

Il n’y a rien de plus odieux qu’un pouvoir méprisant ; et bien sûr si la rue ne gouverne pas, il n’y a rien de plus antidémocratique que l’ignorance des grands mouvements populaires.

C’est pourtant ce que font ce gouvernement et ce président arrogants.

Aujourd’hui, le pouvoir impose à tous les Français et bientôt même aux enfants un pass sanitaire et, en réalité, un pass vaccinal.

C’est là une atteinte disproportionnée à la liberté, et c’est de surcroît une atteinte à l’égalité des Français lorsque certains subissent un véritable bannissement social injustifié.

Nous l’avons toujours dit : nous sommes contre le pass sanitaire et nous avons bien sûr voté contre à l’Assemblée nationale.

Entendons-nous bien et c’est peut-être ce qui nous sépare des positions plus radicales, nous ne sommes pas contre la vaccination mais pour la liberté vaccinale.

Chacun doit avoir la liberté de choisir en conscience et en responsabilité de se faire vacciner ou non.

Chacun doit pouvoir en déterminer le bilan avantage/risque par un consentement libre et éclairé comme le prescrivent les principes qui ont toujours prévalu en France, et dans les systèmes de santé simplement humains.

Et en amont de ce principe, chaque Français doit pouvoir avoir accès à des soins de qualité.

Encore faut-il que notre système de santé ait les moyens de sa mission, à ce titre nous comprenons et partageons la colère de nos compatriotes d’Outre-mer.

A cette liberté du patient correspond la liberté du médecin de prescrire, cette liberté que des démarches idéologiques ou des diktats technocratiques des ARS ont remis en cause.

C’est cela la liberté, c’est cela la responsabilité.
Et que dire des conséquences pratiques de ce pass qui voit émerger une société de surveillance de tous sur tous, une société où chacun est appelé à se méfier de son voisin et même à le dénoncer.
Qui l’eût cru lorsque M. Macron en 2017, tout sourire, nous promettait la bienveillance ?

Cette société du fichage et du flicage, ce n’est pas la société de liberté que nous voulons.

Comme s’il n’existait pas suffisamment de fractures dans notre pays, le gouvernement a érigé, par stratégie ou par méthode, un clivage entre deux France qui s’opposent dans un climat que certains se plaisent à hystériser.

Et comme si le covid devait continuer à poser la question des libertés parce que la souveraineté des Etats est aux nations ce que la liberté est à l’individu, voilà que l’Union européenne a profité de la crise sanitaire pour usurper la compétence en matière de santé au détriment des Etats.
Avec quels résultats, un fiasco, total : l’opacité des contrats, des clauses de responsabilités inconnues, des retards, des mensonges et des manipulations.

Il est un principe qui s’est imposé, notamment après la guerre, qui est le principe du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. »

Pourquoi faudrait-il que ce principe trouve à s’appliquer partout et qu’on le dénie au peuple français ?

Et bien, au nom de la liberté, au nom du respect des peuples, au nom de l’efficacité qui veut qu’on n’est jamais si bien défendu que par soi-même, nous réclamons pour le peuple français le droit inaliénable à disposer de lui-même.

C’est pourquoi, élue Présidente de la République française, solidarisés avec les nombreux pays souverainistes de l’Union européenne qui se plient de plus en plus difficilement à la dictature de Bruxelles, nous redonnerons dans les instances européennes le pouvoir aux nations.

Nous réinstallerons la possibilité de relations bilatérales, c’est-à-dire d’Etat à Etat.

Nous sommes assez grands pour n’avoir pas besoin d’intermédiaires pour négocier pour nous.

Nous reconnaitrons le droit à chaque Etat de faire valoir son intérêt national et sa liberté de décision et le choix pour chacun de participer ou non à des grands projets de coopération européenne.

Nous mettrons fin à cette dictature technocratique folle qui impose, menace, normalise, sanctionne et, ce faisant, programme et organise l’effacement de nos nations.

Nous refuserons également les diktats des juges internationaux qui veulent imposer aux peuples leurs lois contre leur volonté.

Pourquoi se chamailler sur la sortie de telles ou telles instances internationales, de tels ou tels traités, alors qu’il suffit, et ce sera le cas dans le cadre du référendum sur l’immigration que je soumettrai au peuple dès mon élection, de réaffirmer la supériorité de notre Constitution, de graver dans notre texte suprême qu’aucune décision internationale ou étrangère ne pourra imposer aux Français des mesures contraires à leur volonté souveraine.

Nul besoin de renier nos signatures, les décisions internationales contraires à un principe constitutionnel resteront simplement inappliquées.

Nous n’accepterons pas plus les injonctions illégitimes des ONG qui s’érigent en autorités morales et bientôt en autorité de contrôle des Etats.

C’est aussi en vertu du droit des Français à disposer de leur destin, que nous sortirons du commandement intégré de l’Otan, tant cette structure entretient la logique belliqueuse et anachronique des anciens blocs de la guerre froide.

Nous n’avons pas grand-chose à faire dans une structure militaire aux alliés improbables, comme la Turquie islamiste d’Erdogan, dans cet attelage politique désastreux dont les déshonorantes compromissions avec les talibans conduisent au honteux effondrement afghan.

Elue Présidente de la République, la France décidera librement des guerres ou des interventions militaires qu’elle accepte de mener en vertu de son intérêt national.

Personne ne peut plus nous imposer de participer à des guerres contraires à la stabilité du monde.

Plus aucun Français n’ira mourir dans des guerres qui ne sont pas les nôtres !

Nous remettrons enfin à leur juste place ces gigantesques monopoles privés que sont les gafam qui défient les Etats pour installer des pouvoirs numériques ou économiques supranationaux et attentatoires à nos libertés, notamment notre liberté d’expression.

On a longtemps cru qu’un pouvoir dictatorial ne pourrait émaner que d’un Etat, or nous prenons conscience peu à peu qu’il y a dans ce capitalisme monopolistique les germes d’un pouvoir totalitaire qui peut demain soumettre les personnes et les Etats.

Il est encore temps d’agir.

Et puis à côté du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, nous entendons faire valoir le droit du peuple français à rester lui-même.

Au moment où l’Union européenne veut s’emparer de la compétence en matière d’immigration, avec le Pacte pour les Migrations, pour nous imposer des relocalisations obligatoires de millions de migrants, pour contrôler les Etats dans le traitement des dossiers d’asile, pour imposer de nouvelles filières d’immigration ou contrecarrer les expulsions, nous devons réaffirmer la liberté des Français, notre liberté de décider qui entre et qui reste chez nous et à quelles conditions!

Elue Présidente de la République, notamment en matière d’immigration, nous ne laisserons personne décider pour nous et encore moins contre nous !

Dans le cadre du référendum que j’ai déjà annoncé, je soumettrai directement aux Français un projet de loi complet pour qu’ils puissent enfin décider de l’ensemble des sujets touchant à la politique d’immigration !

Des critères pour entrer et se maintenir en France aux conditions d’acquisition et de la perte de la nationalité, des conditions d’octroi ou de retrait de droits sociaux accordés, c’est vous qui déciderez !!

Par ailleurs, personne ne pourra interdire à la République française la reconquête de quartiers que nos adversaires se sont résignés à considérer « perdus », ces narco-cités ou ces zones talibanisées en France.

En France, il n’y aura pas d’autres lois que celles des Français !

Mais la liberté, mes amis, ce beau principe, cette « liberté qui guide nos pas » pour reprendre les belles paroles du chant patriote que nous devons au frère du poète Chénier pour glorifier le courage de nos soldats montant au front, la liberté n’est qu’un principe vide sans sa déclinaison avec S.

Les libertés !
Voilà pourquoi mes amis nous entrons dans cette campagne sous le slogan « Libertés ! libertés chéries ».

Plus qu’un slogan, c’est un véritable engagement.

Français, avec moi, vous aurez un Etat qui chérira et protègera vos libertés.
Je serai la présidente des libertés françaises.
Et croyez-moi, ça changera tout.

Je rétablirai la liberté politique avec le droit pour chaque Français, quelle que soit son opinion, d’être représenté grâce à une proportionnelle juste et pluraliste, de s’exprimer régulièrement grâce aux référendums que je leur soumettrai sur les grands dossiers qui déterminent notre avenir mais aussi de prendre l’initiative grâce à un référendum d’initiative citoyenne, en clair d’être totalement réassocié à la décision publique.

Et parce que les Français auront usé de leur liberté de décider, je me ferai un devoir d’appliquer leur décision.

La forfaiture de l’annulation du referendum de 2005, ce détournement de la démocratie, ne se reproduira plus jamais.

La souveraineté du peuple, c’est non seulement sa liberté de décider, mais c’est appliquer ses décisions.

En matière syndicale, j’établirai la liberté en ouvrant des candidatures libres aux élections professionnelles.

Je conforterai la liberté d’expression des simples citoyens en impulsant la création, à l’échelle européenne, d’un réseau social libre et gratuit où à l’inverse des gafam, le principe sera la liberté.

Le contrôle sera, non pas arbitraire, mais judiciaire.

Parallèlement, je renforcerai la liberté d’information avec la privatisation de l’audiovisuel public, en conservant bien entendu des moyens audiovisuels publics pour notre Outre-mer et pour faire entendre la voix de la France dans le monde.

Nous pérenniserons la création culturelle et nous aurons à cœur de soutenir les jeunes créateurs, souvent privés de soutiens et de réseaux, pour revivifier la création artistique française.

Dans le même esprit, face aux menaces des temps nouveaux, nous protègerons les libertés individuelles, notamment numériques, en garantissant la protection des données personnelles.

Hervé Juvin rappelle souvent cette formule bien connue « si c’est gratuit, c’est que c’est vous le produit » et bien nous ne souhaitons pas que les Français soient sans ou contre leur volonté des produits pour les GAFAM.

Elue Présidente, je garantirai à tous la liberté de circulation.

Or, la liberté de circuler, c’est évidemment celle de le faire à un prix raisonnable.

Ainsi, la nationalisation des autoroutes permettra de stopper l’inflation des prix des péages.

De la même manière, l’explosion du prix des carburants doit être jugulée.

Mais la liberté de circuler, c’est aussi de pouvoir le faire partout, les restrictions insensées, imposées par les verts et qui demain interdira aux voitures diesel ou aux voitures trop âgées de se rendre dans les grandes villes, sont une infamie qui frappera évidemment les plus modestes et nos compatriotes qui vivent dans la ruralité.

Enfin, pour les étudiants et les jeunes travailleurs, j’instaurerai la gratuité des trains en dehors des heures de pointe.

Nos étudiants et nos jeunes qui travaillent verront ainsi leur pouvoir d’achat augmenter en voyageant à des places qui de toute façon restent vides.

Je conforterai la liberté d’entreprise par un Etat à l’endroit, c’est-à-dire au bon endroit, un Etat qui libère les entreprises des contraintes de normes absurdes, des abus de position, de la concurrence internationale déloyale, des ententes, des exigences ou dénis bancaires inacceptables, de l’insécurité juridique.

L’État stratège, tel que nous le concevons, doit comprendre, accompagner et aider les entreprises, pas les entraver.

Il n’y a pas d’Etat pour l’Etat, il y a un Etat pour servir la Nation et donc servir ses forces vives.

Et cet Etat qui est avant tout l’Etat régalien, a pour premier devoir la sécurité de tous, parce que sans sécurité, il n’y a pas de liberté.

Péguy écrivait en 1905 :
« l’ordre, et l’ordre seul, fait en définitive la liberté.
Le désordre fait la servitude ».

C’est la raison pour laquelle, nous rétablirons la sécurité.

La liberté d’aller et venir qui dépend, on le constate chaque jour, d’un retour à la tranquillité publique sera garantie à tous par un bouleversement total de la politique pénale.

Il n’y aura pas d’endroits en France où la loi ne s’appliquera pas.

Nous éradiquerons des quartiers les bandes, les mafias et tous ceux qui, islamistes ou non, veulent nous imposer des règles et des modes de vie qui ne sont pas les nôtres.

En France, les Français ont le droit de vivre comme des Français.

Les délinquants seront mis hors d’état de nuire : les délinquants français en prison, les étrangers dans l’avion.

Nous mettrons fin aux obligations d’évitement que l’honnête citoyen intègre, parfois même sans s’en rendre compte et aujourd’hui sans même s’en scandaliser, comme si cela était normal :
voyager en transport les yeux baissés en évitant de croiser le regard de quiconque,
s’enfoncer dans ses vêtements pour ne pas être vu,
s’isoler avec des écouteurs sur les oreilles pour disparaître de la liste des cibles,
marcher en hâtant le pas dans les couloirs de la gare pour ne pas être pris à partie,
rentrer chez soi en regardant derrière, en changeant de trottoir, en contournant certaines rues.

Les femmes qui vivent ces stratégies d’évitement permanentes intériorisent soit leur révolte, soit leur résignation.

Nous rétablirons la liberté des femmes et des jeunes filles de circuler sans être importunées ou menacées, en jupe ou en robe si elles le souhaitent, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, dans n’importe quel quartier, dans n’importe quel café.

La liberté n’étant pas seulement physique, mais tout autant morale.

La liberté de se déplacer dans l’espace public n’est effective que si elle peut s’effectuer dans des conditions de sérénité et de tranquillité suffisantes.

Concernant les femmes, cette liberté se trouve trop souvent entravée par cette forme de violence insidieuse, insupportable, et qui devient endémique que constitue le harcèlement de rue à connotation sexuelle.

Celui-ci doit devenir un délit et non plus seulement une contravention avec une circonstance aggravante s’il est commis « en réunion », c’est-à-dire à plusieurs.

Car ces comportements sont un signal d’alerte à prendre très au sérieux.

C’est pourquoi également, les personnes condamnées pour ces faits qualifiés d’outrages sexistes par le Code pénal feront l’objet, sous ma présidence, d’une inscription au fichier des criminels et délinquants sexuels.

Il en sera de même pour les auteurs d’apologie de crimes et de délits sexuels.

Chacune doit pouvoir vivre libre !
Être libre, c’est aller où on veut quand on veut !

Cette liberté-là, cette liberté du quotidien, cette liberté essentielle pour nous mesdames, nous la rétablirons.

Être libre, c’est aussi pour toutes les jeunes filles enfermées de force dans la communautarisation ou sous la menace de crime d’honneur, le droit d’être elles-mêmes et de vivre à la française.

L’abominable calvaire de la jeune Shaïna, 15 ans, violée, battue pour avoir porté plainte, puis poignardée et brûlée par des barbares au mental d’un autre âge n’est pas un fait divers mais une alerte pour notre communauté nationale.

Cette effroyable affaire témoigne de la pression qui règne aujourd’hui sur les jeunes filles dans certains quartiers de notre pays. « C’est comme en Afghanistan » constate sa mère. Or, Nous sommes en France !!!

Entendez-vous, mes amis, le silence assourdissant des prétendues féministes.
Ces jeunes filles, ces femmes, nous les libèrerons de cet abominable joug obscurantiste, ces talibans de l’intérieur, nous les renverrons chez eux !

Je le dis de manière très ferme et très sereine, ceux qui ont à l’esprit d’instaurer une religion d’Etat qui imposerait son diktat sur la société, ceux-là n’ont pas compris ce qu’est la France.
Nous ne laisserons pas s’instaurer le retour au délit de blasphème.

Aussi respectables que soient toutes les religions, elles ne sont, pour un Etat laïc comme la République française, qu’une opinion.

A ce titre, en France, les cultes doivent pouvoir souffrir la critique.

La liberté d’expression est bien une liberté française et même très française.

La seule liberté de ceux qui contestent cela, c’est d’aller vivre ailleurs.

Dans les écoles, il nous faut rétablir la liberté des enseignants, la liberté de transmettre des savoirs, d’enseigner notre culture, nos valeurs et cet esprit critique qui, tout au long de leur vie, rend les individus capables de réflexions et de choix pesés.

Nous affirmerons la liberté d’enseignement y compris à domicile.

C’est ce message de liberté, liberté d’expression et liberté intellectuelle, que Samuel Paty voulait enseigner à ses élèves.

La couardise de sa hiérarchie et la lâcheté des politiques aboutiront à ce qu’il le paye de sa vie.

Son martyr ne doit pas être vain et nous appelle à réagir.

Pour peu que son exercice respecte les principes de laïcité républicaine, l’ordre public et la liberté d’autrui, je garantirai la liberté de culte, je sanctionnerai sévèrement les attaques contre les processions comme celle de Paris le 29 mai et, d’une manière implacable, les profanations de lieux de culte, églises, temples, synagogues ou mosquées, qui tendent à se multiplier, tout comme celles abjectes des cimetières.

La liberté, c’est aussi celle de vivre dignement de son travail, de fonder une famille ou encore de pouvoir se constituer et transmettre un patrimoine.

Ces préoccupations irriguent mon projet présidentiel et irrigueront mon mandat.

La baisse des droits de succession et de donation notamment visera à permettre aux Français de transmettre de façon juste leur patrimoine.

La transmission, élément essentiel du lien entre les générations a été méprisée durant des décennies.

C’est bien sûr la transmission de notre patrimoine immatériel, mais aussi de notre patrimoine matériel.

Ce sera une priorité de mon quinquennat car les Français doivent rester propriétaires de ces patrimoines.

Vous le savez chers amis, j’aurai l’occasion durant les prochains mois de développer l’ensemble de mon programme regroupé sous le triptyque protection, projection, transmission.
Vous le comprenez, au travers des exemples que je viens de citer combien la liberté, combien les libertés sont fragiles, vous mesurez combien elles sont exigeantes et combien, dès lors qu’elles sont altérées, contestées, compromises, leur reconquête demande d’efforts et de sacrifices.

Winston Churchill qui avait mené son pays contre le totalitarisme le rappelait volontiers par cette formule en forme de rappel pour certains de nos contemporains :
« Nous devons notre liberté à des hommes qui ne plient pas, ne s’agenouillent pas, ne se soumettent pas. »

Et bien mes amis, croyez-moi,
Présidente de la République, face à ceux qui veulent attenter à nos libertés, aux libertés françaises, je ne plierai pas, je ne m’agenouillerai pas, je ne me soumettrai pas.

Ce bel étendard de la liberté nous allons le brandir tout au long de la campagne et au-delà tout au long du quinquennat.

Cette ambition forte, je veux la mettre en œuvre avec tous ceux qui comme nous considèrent qu’il n’y a pas de plus noble et juste combat que la liberté, la liberté de sa patrie, celle de son peuple, celle des hommes.

C’est pourquoi, je les appelle à nous rejoindre pour qu’au-delà de nos sensibilités, nos origines, nos parcours, nous nous faisions les défenseurs d’une France Libre et du monde libre.

Ainsi nous renouerons avec cette passion éminemment française qui a forgé ce que nous sommes et protègera les générations à venir.

Ce combat ne doit plus seulement être celui d’un parti mais du pays.

Ma démarche vous le comprenez, donc, me commande aujourd’hui de sortir des logiques partisanes pour m’adresser plus librement encore à nos compatriotes, à nos fidèles électeurs bien sûr que je porte dans mon cœur mais aussi à tous les Français qui ont pu, par le passé, faire des choix différents, et d’autres encore qui se sont éloignés de la chose publique.

Je souhaite associer tous les Français à notre projet de redressement national.

C’est pourquoi, comme je l’avais annoncé au Congrès de Perpignan, j’ai pris la décision de quitter la présidence de notre mouvement.
Au cours de ces dix ans, nous avons beaucoup travaillé, beaucoup évolué, beaucoup progressé et nous sommes devenus un parti de gouvernement.

Les Français le constateront et le mesureront à la qualité de nos propositions et à la solidité de mon projet.

Qu’il me soit permis, en ces moments, de vous adresser ma gratitude pour votre courage, votre ténacité et l’énergique intelligence dont vous avez fait preuve durant toutes ces années.

Nous pouvons être fiers de l’œuvre accomplie même si, compte tenu de l’état du pays et de l’urgence, il reste encore tant à faire.

Ce chemin qui nous mène jusqu’en avril, nous continuerons de le faire ensemble puisque vous me faites l’honneur de soutenir ma candidature.

D’avance, je vous adresse mes plus affectueux remerciements.

Conformément à nos statuts qui prévoient que le premier vice-président assure la Présidence, et suivant la volonté de nos adhérents qui l’ont placé en tête des votes de notre élection interne, il revient à Jordan Bardella de prendre la direction du Rassemblement national.

J’y vois là un magnifique symbole pour notre mouvement, la marque de la confiance que nous portons à la jeunesse de France pour engager le redressement du pays, le témoignage de notre confiance en l’avenir, de notre capacité à faire émerger une nouvelle élite pour le pays.
Le message que nous voulons porter, vous l’avez compris, est un appel à l’espérance parce que nous avons foi dans le génie de notre peuple et dans l’indomptable énergie de ses enfants.

Parce que « Franc » veut dire « libre », et que la France est, par essence, par tempérament, par son histoire la Nation des hommes libres, nous marcherons dans les pas de ceux qui en ont fait un grand pays, un pays uni par ses valeurs, fier de les porter, et déterminés à les défendre.

Dans ce monde où pointe l’ombre des totalitarismes et des obscurantismes, faisons souffler à nouveau un puissant esprit de liberté,
pour la France qui en a tant besoin,
pour l’ Europe assujettie qui l’attend,
pour le monde qui l’espère
Vive la liberté !
Vive la République !
Vive la France !
Par Marine Le Pen | 12 septembre 2021 | Discours