Discours de Marine Le Pen au congrès de la FNAIM

Discours

Discours de Marine Le Pen au congrès de la FNAIM

Discours Congrès FNAIM
Marine Le Pen – 30 novembre 2021

Madame, Monsieur,

Je tiens d’abord à vous remercier pour votre invitation à laquelle j’ai souhaité être personnellement présente, et à ce congrès qui permettent d’ouvrir le débat fondamental de la politique du logement que les candidats à la présidentielle vont proposer aux Français pour le prochain quinquennat.

Vous représentez une diversité remarquable de métiers qui démontre l’importance économique et sociale de l’immobilier, son rôle déterminant dans l’amélioration du pouvoir d’achat et du bien-être des ménages, mais aussi l’apport fondamental que vous apportez à la formation des jeunes.

Depuis plus de 70 ans, les professions de votre fédération sont au service des Français dans la recherche de leur logement, l’accession à la propriété, la construction d’un bien qui représente souvent le seul d’une vie.

Vous participez directement à la politique au sens propre du terme, à la vie de la cité qui, par essence, implique l’habitat, les liens sociaux qu’il impose, la façon dont nous vivons ensemble et ce que notre mode de vie traduit de notre culture.

Ce n’est pas un hasard si la France, comme pays et civilisation, a directement associé dès ses origines la famille et le logement à travers le beau mot de foyer, ce foyer, cœur de l’habitat qui unit chacun de ses membres.

L’habitat symbolise la protection, la pérennité et la chaleur des liens familiaux, permettant à chacun de nourrir ses projets, ses rêves, ses passions.

Il existe en France un lien culturel très fort, existentiel, entre nos concitoyens et leur logement.

L’architecture, les matériaux, la disposition des habitations marquent l’identité des territoires et l’enracinement de notre peuple tant et si bien qu’on peut savoir exactement dans quel terroir vit une famille française en voyant leur maison ou leur appartement.


Les villes, les villages et les hameaux de France ne ressemblent en rien à ces « villes monde », sans identité, dénuées de charme et de beauté.

Pour cette raison, la politique du logement est l’un des fondements de toute politique d’aménagement du territoire, de toute politique familiale, de toute politique écologique, bref, un pan immense de la politique de civilisation qu’une présidente de la République entend développer pour son pays.


Ainsi, la politique du logement que je propose n’embrasse pas le seul secteur de la construction ou de l’immobilier, elle anime et reflète le projet de société que je porte pour la France et les Français.

Les décisions que nous prendrons dans les mois qui viennent auront des conséquences sur le temps long, c’est pourquoi il faut les penser avec vision, responsabilité et consensus avec les professionnels de terrain.
Depuis quelques années, la politique du logement a été réduite à ses contraintes écologiques punitives ou des batailles idéologiques sans grand intérêt pour l’intérêt général.

Sur ce sujet comme tant d’autres, les conséquences de décisions technocratiques prises sans l’avis des professionnels ni des citoyens sont catastrophiques tant pour le pouvoir d’achat des familles que pour l’investissement de long terme pour les pays.

Je souhaite au contraire que notre politique du logement renoue avec des ambitions plus larges, plus généreuses, plus humanistes.

Une politique porteuse d’espoir, l’aspiration légitime à vivre mieux demain, à garantir à ses enfants une vie meilleure.
Je veux renouer avec ce droit au bonheur simple qui est la promesse de baptême de nos démocraties.

Le logement est une partie fondamentale du rêve français, de l’histoire intime, familiale et collective de nos concitoyens.

De la maison d’enfance aux lieux des vacances, du logement étudiant à la première installation d’adulte, du foyer qu’on choisit pour fonder sa famille à l’habitat que l’on prépare pour notre retraite, le logement marque toute notre vie, symbolise nos espoirs de jeunesse et nos accomplissements d’adulte.

Ce rêve français impose l’écoute de la part des responsables politiques.

Dans ce domaine plus qu’ailleurs encore, nous devons rendre possible ce que souhaitent nos concitoyens et non chercher à leur imposer des choix idéologiques qui leur sont étrangers.

Les Français et les Françaises ne supportent plus ces leçons de morale, ces normes étouffantes ou ces contraintes qui les empêchent de vivre. Ils attendent que nous créons les conditions pour qu’ils disposent du logement qu’ils imaginent convenir à leur projet de vie.

Depuis deux quinquennats, la politique du logement a été altérée par des objectifs qui avaient peu à voir avec les aspirations des Français.


Certains ont voulu faire du logement un enjeu d’une lutte des classes obsolète, opposant systématiquement propriétaires et locataires, urbains et ruraux, ménages aisés contre ménages plus modestes.

Pourquoi diviser et opposer les Français sur un sujet qui devrait tous nous réunir ?

D’autres ont manipulé l’écologie comme une fausse croisade contre le mode de vie des Français, finissant par renchérir de manière dramatique le marché immobilier.

Une fois encore, les responsables politiques qui font le choix de l’écologie punitive finissent toujours par aggraver la pauvreté et la précarité contre lesquelles ils prétendent lutter sans, c’est un comble, lutter réellement contre les pollutions.

Au fil des rapports provenant toujours des mêmes lobbys, on lit que la préservation de la planète imposerait de renoncer au logement individuel, bien souvent une petite maison avec jardin.

On lit encore qu’il faudrait réduire le nombre de mètres carrés habités par nos familles, qu’il faudrait baisser la température de chauffage des habitats, bannir les garages, supprimer les cheminés et bien sûr, ne plus jamais penser à rêver d’une piscine pour les plus chanceux d’entre nous.

Dans quel monde vivent ces gens privilégiés qui refusent aux autres le mode de vie qu’ils souhaitent se réserver ?


Quel étrange projet politique que cette tendance à vouloir priver les familles de France de leurs rêves quand, depuis les Lumières, la démocratie a toujours cherché à les rendre possibles.

Pour ma part, je n’ai pas abandonné de rendre possibles les aspirations des Français.

Le projet politique que je souhaite construire avec vous, les professionnels de l’immobilier, des acteurs de la construction jusqu’aux agents qui remettent les clés aux heureux occupants, des architectes jusqu’aux syndics, est essentiellement pragmatique.

Mon seul et unique but, c’est que les Français vivent mieux dans 5 ans qu’aujourd’hui.
Le projet que je porte associe évidemment les élus de terrain.
Les maires, en particulier les maires ruraux, ont un rôle crucial à jouer dans le rééquilibrage des territoires que je défends pour la France et dont la politique du logement sera le fer de lance.

Il convient aussi de faire confiance aux maires pour autoriser, par exemple, une densité minimale à respecter dans le PLU ou d’autoriser le relèvement des immeubles, permettant de construire plus de logements sans sacrifier de nouvelles terres agricoles.

Ce sont des propositions pertinentes faites par la FNAIM, j’y souscris.


Le premier axe de mon projet sera de renouer avec « la France des propriétaires », car l’acquisition de son logement reste l’objectif essentiel de nos compatriotes, mais aussi un choix de bon sens pour les pouvoirs publics.

Nous connaissons tous les vertus d’une nation de propriétaires, véritable idéal sur lequel s’est fondée la France à travers les siècles jusqu’à la République.

Devenir propriétaire est non seulement le moyen de réaliser ses projets personnels et familiaux, mais aussi de s’enraciner dans un territoire, d’associer le bien commun à son bonheur individuel.

Devenir propriétaire est aussi l’assurance de se constituer un capital et de protéger son pouvoir d’achat en cas de coup dur, mais surtout pour sa retraite.

Nous savons tous les difficultés que rencontrent les personnes avec des retraites modestes qui ne sont pas propriétaires de leur logement.

L’accession à la propriété n’a pas progressé depuis près de 10 ans. 57,5% des Français sont propriétaires, un chiffre qui stagne depuis 2013.

C’est un échec très lourd pour les deux quinquennats qui s’achèvent, un contresens politique et une aberration économique.

Les taux d’intérêts très bas dont nous bénéficions depuis des années auraient dû permettre, sans aucun soutien d’argent public, de favoriser largement l’accès à la propriété des classes moyennes et des plus jeunes.

J’estime qu’il serait de bonne politique que l’Etat renoue à nouveau avec une vision stratégique qui impose d’anticiper les grands mouvements macroéconomiques plutôt que de les subir par négligence et incompétence.


Par ailleurs, afin de faciliter l’acquisition des biens, je propose d’encourager l’innovation financière pour déployer des offres de prêts touchant les jeunes actifs et les classes moyennes modestes.
Quand un couple débute dans la vie à 30 ans, ils ont la vie devant eux pour amortir un prêt au-delà de 25 ans.

Je souhaite aussi, comme le recommande la FNAIM, rendre les prêts immobiliers «portables».

Il s’agit de permettre aux Français vendant un bien sur lequel ils auraient encore un prêt pour en acheter un autre, de conserver le prêt en cours et surtout, les bas taux d’intérêts négociés ces dernières années.

Il s’agirait aussi que le vendeur puisse transférer son prêt en cours à l’acheteur.


J’invite aussi les acteurs de l’immobilier à trouver avec nous les solutions pour combattre efficacement les discriminations dans l’accès à l’emprunt et au tarif exorbitant des assurances dont sont victimes beaucoup de Français, en particulier nos compatriotes en situation de handicap ou souffrant de maladie de longue durée.


Afin de rendre possible l’accès des familles à la propriété, je propose que l’Etat garantisse à chaque couple qui aura son premier enfant d’adosser à un prêt immobilier un prêt d’appoint de 50 000 à 100 000 euros à taux zéro en fonction des revenus.

Le capital restant dû de ce prêt à taux zéro sera transformé en subvention à partir du 3ème enfant.

Cette mesure vise non seulement à encourager nos jeunes à ne pas renoncer à avoir les enfants dont ils rêvent pour des contraintes matérielles, mais aussi à résorber l’énorme injustice d’accès au capital qui plombe nos valeurs méritocratiques.


Ma mesure visant à exonérer les jeunes de moins de 30 ans de tout impôt sur les revenus vise également à faciliter la constitution d’un apport personnel afin d’acquérir un logement, mais aussi de l’équiper, de le meubler et de faire, nous y reviendrons, les travaux de rénovation nécessaires auxquels fait face le secteur de l’immobilier.

Les mesures sur les donations que je viens de rendre publiques et qui permettront aux parents de donner sans impôts 100 000 euros par enfant tous les 10 ans, mais aussi aux grands-parents à leurs petits-enfants dans les mêmes conditions, visent à réinjecter des liquidités dans l’économie et évidemment de mettre le pied à l’étrier de ceux qui souhaitent devenir propriétaires.

Par ailleurs, afin de préserver la capacité des jeunes à vivre et travailler dans le terroir où ils ont grandi ou dans lequel vit leur famille, il faut réfléchir au cas particulier des zones touristiques en forte tension.

Il n’est plus tolérable que l’inflation des prix exclue les habitants de leurs propres terres ancestrales et rende impossible l’installation de jeunes.

Certaines communes touristiques enregistrent ou subissent l’inflation des prix jusqu’à l’intérieur des terres, interdisant la propriété, et même la location à des centaines de professions pourtant indispensables à la vie de la commune.

Il est impératif d’ouvrir un débat pour trouver des solutions raisonnables à ce phénomène.

Faut-il réactiver le décret anti-spéculation supprimé sous François Hollande ?
Faut-il réfléchir à une modulation des droits de mutation en fonction du caractère principal ou secondaire de la résidence acquise ?
Faut-il exonérer les jeunes ménages des droits de mutation s’il font de leur acquisition leur résidence principale pour un nombre prérequis d’années ?

Il faudra de toute façon trouver des solutions.


J’ai annoncé il y a quelques jours la suppression des droits de succession pour toutes les classes populaires et moyennes à travers un abattement de 300 000 euros sur le patrimoine, car je souhaite que les biens familiaux ne soient plus sacrifiés lors des successions.

Enfin, une France des propriétaires ne peut spolier les propriétaires.

Ainsi, je supprimerai l’IFI, l’Impôt sur la fortune Immobilière, une taxation absurde de l’enracinement et de l’investissement en France de longue durée.

Emmanuel Macron a fait le choix antipatriotique d’alléger les taxes de la finance spéculative au détriment de l’investissement durable dans la pierre.

C’est un échec cinglant : malgré le Brexit, les acteurs de la finance ou les multinationales n’ont pas déménagé en France mais nos biens immobiliers de grande valeur, y compris des bâtiments historiques, sont vendus à des étrangers, des compagnies d’assurance ou des fonds spéculatifs.
Emmanuel Macron avait promis d’être le Président qui supprimerait la Taxe d’habitation, mais il n’avait pas dit qu’il ferait exploser en conséquence la Taxe foncière tout en accusant les maires ! Cette taxe a bondi de 28% en dix ans, un rythme trois fois supérieur aux loyers.

Présidente de la République, je souhaite que les Français propriétaires soient encouragés et valorisés, et non punis et spoliés !

Le deuxième axe de ma politique du logement, l’aménagement du territoire, s’inscrit dans le prolongement de ma vision d’une France des propriétaires.

Je souhaite rééquilibrer le territoire en réhabilitant les milliers de logements vacants dans nos petites villes et notre ruralité.
Il s’agira d’une véritable politique de civilisation qui vise à rendre aux Français leur propre pays déséquilibré par des dirigeants obsédés par quelques métropoles au détriment de l’essentiel de nos territoires abandonnés.

Cette ambition pour la France est d’autant plus adaptée qu’elle répond à une aspiration de nos concitoyens largement exprimée depuis le confinement et le Covid 19.

Cette période terrible a pu agir comme une prise de conscience du mal-être des millions de Français qui ont réalisé qu’ils seraient bien plus épanouis en vivant dans nos villages ou dans nos petites villes.

Il s’agit non seulement de solutions concrètes à la crise du logement mais une politique dont les effets positifs sur la société seront considérables.

En seulement 30 ans, la vacance des logements a littéralement explosé dans tous les territoires qu’on appelle la « diagonale du vide », passant d’un taux moyen de 5 à 10% dans les années 90 au niveau terrifiant de 10 et 24% dans un nombre toujours plus important de territoires.

On connaît les causes de cette désertification : fermeture des usines, réduction des services publics, vieillissement des habitants, autant de phénomènes que les gouvernements successifs n’ont pas choisi de combattre, mais hélas, d’aggraver !

Ce véritable abandon des territoires est irresponsable, c’est une perte de valeur économique considérable, un véritable gâchis qui n’a d’équivalent que les tensions inflationnistes que connaissent les villes dans lesquelles les gouvernements ont concentré les habitants, les investissements, les services publics et les emplois.

Nos campagnes ne peuvent pas continuer à voir la valeur du patrimoine s’effondrer au point que des propriétaires préfèrent les laisser tomber en ruine plutôt que d’effectuer des travaux supérieurs ou égal au prix du bien en question.

L’abandon des campagnes et des petites villes a aussi créé un mal-être profond des habitants des métropoles en particulier des étudiants et des jeunes actifs qui doivent parfois sacrifier la moitié de leur revenu pour survivre dans un logement précaire.

Afin de repeupler ces territoires tout en proposant à nos concitoyens des dizaines de milliers de logements à des prix abordables, avec des surfaces plus grandes et une qualité de vie incomparable, je proposerai un contrat « gagnant-gagnant » entre les collectivités locales d’accueil, l’Etat et les Français bénéficiaires.


L’Etat « stratège » achètera les biens vacants dans la ruralité et les centres-bourgs en résidence aux propriétaires qui le souhaitent puis les revendra pour un prix modique à des Français qui s’engagent à s’installer durablement. La commune, quant à elle, s’engage à accueillir les nouveaux habitants qui à leur tour, devront respecter les traditions de leur nouveau terroir.
Ce dispositif mis en œuvre dans certaines communes italiennes a permis la réhabilitation et la modernisation de l’habitat de nombreux centres-villes de villages et villes moyennes.

Cet accueil des néo-ruraux sera possible car j’engagerai l’Etat dans une grande politique de réindustrialisation et de rééquilibrage territorial que nous avons appelé démétropolisation. Infrastructures notamment autoroutières, retour des PAT, Prime d’aménagement du territoire, seront mobilisées pour redonner vie et activité économique.

Je solliciterai également les régions afin que pour 1 euro investi dans les métropoles, 1 euro le soit dans les territoires ruraux.


Cette égalité de traitement est indispensable au retour des services publics, mais aussi au développement de la fibre optique et de la fin des zones blanches téléphoniques, seuls moyens de rendre possible le télétravail.

Pour faire revenir des familles, il faudra des écoles et bien sûr, mettre fin aux déserts médicaux grâce aux solutions que j’ai pu exposer dans cette campagne.

Je veillerai aussi à accélérer la déconcentration dans nos régions de services entiers de l’Etat qui n’ont plus à être à Paris.
Pourquoi imposer aux fonctionnaires un cadre de vie contraint et l’appauvrissement de leur pouvoir d’achat dans des quartiers hors de prix alors qu’il est tout à fait possible d’installer ces services dans des villes en région.

Il s’agit bien sûr d’engager un cercle vertueux : la démétropolisation et la réindustrialisation de la France permettront de donner un avenir à nos petites villes et villages, de redynamiser les cœurs de ville avec leurs commerces, leurs écoles mais aussi, des soignants, des services publics, pour un coût économique, financier et social bien moindre que la concentration infernale dans une poignée de métropoles.

Cette grande politique de rééquilibrage sera aussi une solution à l’artificialisation et au mitage des terres agricoles contiguës des métropoles.

Faute de pouvoir s’installer et vivre dans le cœur des villes ou des zones en forte tension, les habitants ont fui dans des nouveaux lotissements dans les campagnes alentour alors que des milliers de maisons vides attendent une nouvelle vie si l’Etat redynamise ces territoires.

A ce titre, il faut condamner avec la plus grande fermeté la tentative de certains dirigeants politiques d’utiliser la désertification des territoires pour justifier la submersion migratoire.

Oser prétendre que les immigrés vont repeupler nos villages est non seulement un mensonge, car ces personnes ne souhaitent nullement suivre ce chemin, mais une énième spoliation des Français, qui se verraient priver de la réappropriation de leur propre territoire.

Soyons clairs, une politique du logement ne peut faire l’impasse sur les conséquences de l’immigration de masse sur la capacité de la France à produire et entretenir assez de logements pour les centaines de milliers d’immigrés qui arrivent chaque année en France.

Contrairement au Canada ou à d’autres pays développés, l’immigration qu’accueille la France est peu qualifiée, aggravant la pression sur le logement social et le parc locatif privé des classes populaires.

Je suis la seule candidate qui a le courage de dénoncer que plus de 30% des immigrés en France vivent dans des HLM contre 13% pour les Français natifs qui sont tout simplement exclus des logements que la solidarité nationale finance.

J’instaurerai donc la priorité nationale dans le logement social et je supprimerai les aides au logement pour les étrangers.
J’expulserai aussi les 700 à 900 000 clandestins qui n’ont rien à faire sur notre territoire.
J’ai le courage d’assumer que la fin du laxisme migratoire sera une partie importante de la solution à la crise du mal-logement.

L’instauration de la priorité nationale sera aussi l’occasion de remettre à plat l’organisation du logement social.
Les gouvernements ont voulu imposer de façon arbitraire un taux minimal de logements sociaux par commune, faisant fi une fois encore des réalités de terrain et des aspirations des habitants.

Je propose de régionaliser cette obligation, avec une part de logements sociaux de 25% sur tout le territoire régional, avec une limite maximum de 45% par commune pour éviter tout déséquilibre.

Troisième axe de ma politique du logement : l’amélioration du pouvoir d’achat des Français, notamment à travers la rénovation énergétique.

Le logement a pris un poids considérable dans le budget des Français, non seulement les loyers mais la facture d’énergie nécessaire au chauffage.
Après n’avoir strictement rien fait entre les chocs pétroliers des années 1970 et les années 2000, les gouvernements de François Hollande puis d’Emmanuel Macron ont imposé au secteur immobilier des objectifs irréalistes sans se soucier le moins du monde comment les rendre possibles.


Avec les objectifs de rénovation des logements, des gouvernements irresponsables ont transféré sur la société civile les conséquences de leur communication, tentant de répondre aux préoccupations écologiques de la société française sans prendre les vraies mesures nécessaires pour résoudre les problèmes.

Une fois encore, les Français devraient payer pour les erreurs de leurs dirigeants !
La Loi Climat et résilience veut interdire d’ici 2028 la location de 1,7 million de logements du parc privé locatif qui ne correspondraient pas aux attentes d’efficacité énergétique.

Entre temps, le changement de « Diagnostic de performance énergétique – DPE » aurait porté ce nombre de logements bannis à 2.5 millions.

Ces objectifs et ce calendrier ont été fixés sans que le gouvernement se préoccupe de l’état réel du parc locatif et de la capacité des propriétaires à financer les travaux sans les répercuter sur les loyers et donc le pouvoir d’achat des locataires.


Personne ne conteste que ces logements énergivores doivent être rénovés mais ce calendrier illusoire et l’absence de vision du gouvernement risquent de mener le secteur locatif à une aggravation organisée de la pénurie de logements…

Certains acteurs de vos professions parlent même d’un véritable accident industriel !


Je propose donc au secteur de l’immobilier un nouveau contrat de confiance pour réussir la rénovation des logements énergivores sans mettre en péril la capacité à offrir un logement abordable aux Français et paralyser tout l’investissement locatif.

Tout d’abord, j’aiderai les Français à financer leur rénovation énergétique en soulageant leur facture à travers une grande politique en faveur du pouvoir d’achat.

J’abaisserai la TVA sur l’énergie de 20 à 5.5%, je rendrai ainsi 12 milliards d’euros à nos concitoyens par an.

En desserrant l’étau de la facture énergétique, certaines familles pourront mieux financer l’isolement de leur logement ou un changement de chaudière.

Je définirai des priorités concrètes et non des objectifs généralistes.


Par exemple, en supprimant les 25 milliards d’euros prévus par le gouvernement pour subventionner les éoliennes en mer, nous pourrons subventionner pour le même coût le remplacement de toutes les chaudières à fioul de France par des pompes à chaleur électrique.

Pour faciliter la rénovation que doivent engager les propriétaires, j’étudierai avec vous les meilleurs outils fiscaux pour permettre d’investir durablement dans la rénovation de leur bien sans créer d’effet d’aubaine inflationniste. Il importe de redonner confiance pour réaliser des travaux importants sur des biens fléchés vers une location longue durée.

Il serait également intéressant de créer un produit d’épargne « Logement vert », pour financer la rénovation au moment de la mutation.
A noter que toute ma politique du logement aura naturellement des conséquences très bénéfiques pour l’activité du secteur du BTP, des artisans et de tous les acteurs du logement.

Compte tenu des enjeux considérables de construction et de rénovation, il faut associer pleinement les filières à la formation et à l’apprentissage de nouvelles générations mais aussi de reconversion d’autant plus que je mettrai fin au travail détaché.
Les mesures de soutien à l’apprentissage et aux contrats de professionnalisation mis en œuvre par le gouvernement durant la crise du covid doivent devenir pérennes afin d’éviter le manque de main d’œuvre qualifiée.


Le dernier axe de ma politique du logement, c’est de faire confiance, tout simplement à ses acteurs comme je veux faire confiance, d’une manière générale à toutes les forces vives qui font la France.
Cet axe se traduira tout d’abord par la suppression massive des normes et contraintes inutiles bien souvent imposées par l’UE et sur-transposées, qui écartent beaucoup de TPE/PME au bénéfice exclusif des grands groupes qui ont, seuls, les moyens techniques de les mettre en œuvre, ainsi que par l’allégement des impôts de production.



La FNAIM a fait plusieurs propositions de bon sens que je souhaite soutenir :
• Je renforcerai la lutte contre l’habitat indigne, en alourdissant les peines encourues par les « marchands de sommeil », en particulier envers les plus fragiles d’entre nous et les immigrés. A ce titre, j’associerai pleinement les syndics et les professionnels de terrain qui disposent d’une expertise précieuse pour venir à bout de ces phénomènes inhumains.

• Je favoriserai le retour des gardiens et des concierges qui assurent un vrai lien social entre les habitants et exercent une vigilance utile pour combattre l’insécurité.

Mais j’exigerai également des gestionnaires de logement social de faire respecter strictement les règlements intérieurs afin d’éviter que le logement social soit un choix contraint et qu’il redevienne attractif pour tous ceux qui veulent y vivre sereinement.

Enfin, je tiens à vous assurer que ma politique du logement valorisera pleinement le professionnalisme et le rôle économique que vous jouez dans la société française.

En tant qu’agents reconnus et professions réglementées, vous disposez de la confiance de nos concitoyens, un atout que vous avez acquis par des années de travail de terrain et de résultats concrets.

Madame, Monsieur, j’ai une grande ambition pour la politique du logement, car j’ai une grande ambition pour les Français. Ensemble, construisons une politique du logement qui permette à tous les Français de choisir leur avenir.

Marine Le Pen

Marine2022 - Marine Présidente - M La France
Par Marine Le Pen | 03 décembre 2021 | Discours